Nécessité du logement social à Séné

Le logement social à Séné n’est pas une variable d’ajustement de la politique de l’Habitat. Pour Séné Avenir et Solidarité, c’en est même la pièce maîtresse.

Le logement social est la pièce maîtresse de la politique de l’habitat sur Séné pour (au-moins) quatre raisons :

  1. C’est la seule façon de permettre à nombre de ménages modestes de rester ou de s’installer à Séné
  1. C’est un réel amortisseur au vieillissement naturel de la population Sinagote. C’est même un incontournable comme dans nombreuses communes du littoral breton pour maintenir un équilibre et un renouvellement générationnel indispensable pour pérenniser nos services, notamment les écoles, mais aussi de nombreuses associations.
  1. C’est le seul moyen de fixer sur notre territoire des emplois de proximité non délocalisables : les emplois liés aux services d’aide à domicile et à la personne, les services et les commerces de proximité pourvoyeurs d’une main-d’œuvre nombreuse aux conditions souvent modestes. Face au vieillissement de la population, le nombre de ces emplois ne va que s’accroître dans les prochaines décennies. Nous devons l’anticiper.
  1. Enfin, depuis 2001, la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains impose aux communes de plus de 3 500 habitants d’atteindre un taux minimal de logements sociaux, initialement fixé à 20 % et désormais porté à 25 % pour certaines d’entre elles. À défaut, l’État peut leur infliger une pénalité pour « carence » en logements sociaux, susceptible de peser lourdement sur le budget communal.

Avec 17 % de logements sociaux, et bien que ce chiffre ait doublé en moins de deux décennies (8,5 % en 2008), il convient de poursuivre l’effort. Si l’État a jusqu’à présent tenu compte des politiques menées par la commune pour atteindre l’objectif et l’a exonérée de toute pénalité, nul ne peut garantir que cette position sera maintenue.

C’est dans cette optique et pour l’ensemble des raisons exposées ci-dessus que la municipalité de Sylvie Sculo a inscrit l’obligation de 50 % de logements sociaux dans toutes les nouvelles opérations de construction comportant au moins six logements. Il convient de souligner que la typologie des logements sociaux s’est diversifiée : logements locatifs, dispositifs de location-accession, foyers-logements, etc. La commune devra ainsi réaliser 250 logements sociaux supplémentaires au cours du prochain mandat. Ils viendront s’ajouter aux 750 existants afin de permettre à la commune de se conformer à ses obligations règlementaires.

Nous constatons que d’autres candidats ont presque totalement fait l’impasse sur ce sujet dans leur programme. À notre avis, cela est préoccupant.