Comment adapter Séné à la montée des risques climatiques?

Le changement climatique et ses conséquences sur les aléas naturels (inondations, tempêtes, sécheresse) et la montée du niveau de la mer (submersions, recul du trait de côte) seront une réalité pour certains sinagots – habitants, agriculteurs, professionnels –, qui ne seront pas exposés aux risques de la même façon.

Selon les prévisions à horizon 2100, Séné sera exposée à des inondations pluviales plus nombreuses, à des périodes de fortes chaleurs et une sécheresse des sols plus intense et plus longue, affectant  les débits de cours d’eau, les nappes phréatiques et donc les agriculteurs, et surtout à une élévation supplémentaire de 70 cm du niveau de la mer, augmentant significativement les risques de submersion et l’érosion du trait de côte.

Comment repenser l’organisation de la ville et l’aménagement du territoire pour avoir une commune plus adaptée à ces risques croissants ? Si la commune a peu de capacité à réduire les aléas, elle dispose de leviers pour réduire la vulnérabilité du territoire, que ce soit à destination des particuliers, des professionnels, ou des infrastructures dont elle a la charge (routes, écoles, etc.). L’adaptation au changement climatique est tout d’abord une affaire d’information. La cartographie des risques climatiques (inondations et submersions marines) sera mise à disposition des Sinagots mais surtout expliquée, en séparant ce qui a trait à l’aléa, l’exposition et les leviers de baisse de vulnérabilité (prévention). Cela pourra se faire lors d’évènements dédiés, comme une journée des risques climatiques, afin de créer une culture du risque au sein de la commune, et de présenter la gestion de crise en cas de catastrophe naturelle.

Elle est ensuite une affaire de concertation et de responsabilité commune. Qui est responsable de l’entretien des infrastructures de protection, par exemple les digues ? Quels sont les leviers à disposition des particuliers et des professionnels pour davantage prévenir les risques ? Comment la mairie peut-elle organiser une solidarité au sein de la commune (zones de repli, infrastructures de secours, gestion des réseaux et voies d’accès en cas d’inondation, compensation financière, etc.) ? Ces questions seront concertées avec la population sinagote.

Elle est, enfin, une question d’investissement. Quels sont les moyens mis en œuvre par la mairie pour anticiper ces risques climatiques, même si ceux-ci paraissent à un horizon lointain ? Comment planifie-t-on les activités et les habitations en tenant compte des risques en 2050 ? Comment finance-t-on les aménagements nécessaires ? Autant de questions que devra se poser la nouvelle équipe, en lien avec les habitants et l’agglomération, pour augmenter la résilience de la ville.