Relever les défis qui viennent

Quel regard porter sur le mandat municipal qui se termine, quels enseignements en tirer, comment envisager l’avenir de notre commune ? Régis Facchinetti nous répond. En toute humilité, avec la hauteur de vue et la compétence qu’exigent les défis qui viennent.

 

Qu’est-ce que vous retenez du mandat qui s’achève ?

Ce mandat qui s’achève a été pour moi une expérience très riche, à bien des égards. Ce qui me vient d’abord, c’est l’importance de l’équipe municipale : des profils différents, des histoires de vie différentes, qui ont permis des débats nourris et éclairants. Cette équipe est restée soudée tout au long du mandat et, à chaque instant, nous avons pu compter les uns sur les autres, dans les moments faciles comme dans les moments plus tendus. C’est, au fond, ce que j’appelle la solidarité : se soutenir, se relayer, et ne jamais laisser quelqu’un seul face à une difficulté.

Ce mandat m’a aussi beaucoup appris sur le fonctionnement des institutions et sur les étapes indispensables pour mener un projet au bout. Avec le temps, j’ai appris à prendre du recul, à ne pas décider dans la précipitation, mais à garder en tête l’intérêt général. Et puis j’ai pris toute la mesure de ce que signifie être élu : on accepte une responsabilité forte vis-à-vis de l’ensemble des Sinagotes et des Sinagots, sans distinction. Ce n’est pas toujours visible ni compris, mais la dimension républicaine nous oblige à traiter chaque situation avec la même attention et le même souci d’équité.

De quel projet êtes-vous le plus fier ?

J’ai été adjoint au maire, en charge des bâtiments et des finances. Je suis particulièrement fier d’avoir pu finaliser deux projets phares de ce mandat : la réhabilitation du complexe sportif Le Derf et la construction du centre social de la Maison des Habitants. Derrière ces réalisations, il y a des heures de travail, des échanges avec les associations, les services, les habitants, et la volonté de proposer des lieux qui ressemblent à notre commune et à ses besoins.

Sur la partie financière, nous terminons ce mandat avec un niveau d’endettement qui n’a jamais été aussi bas depuis vingt ans. Cela n’a pas été obtenu au détriment des services rendus, mais en faisant des choix, en hiérarchisant les projets. Ce sont des atouts déterminants pour envisager sereinement l’avenir de la commune et de toutes les Sinagotes et de tous les Sinagots.

Pourquoi souhaitez-vous poursuivre votre engagement ?

Je suis prêt à prendre le relais de Sylvie Sculo pour plusieurs raisons. D’abord parce que je vois la commune dans le temps long : ce que nous décidons aujourd’hui pèsera dans dix ou quinze ans. Il serait tentant de transformer notre commune rapidement, sans prêter assez attention aux équilibres fragiles qui la constituent. Qu’ils soient environnementaux ou sociaux, nous devons préserver Séné de toute velléité d’expansion qui ne respecterait pas ces équilibres.

Nous avons montré qu’il est possible de concilier bien vivre ensemble et respect de l’environnement, tout en garantissant un avenir viable et vivable pour la commune. Nous savons que les défis qui viennent sont importants : l’équilibre économique de la commune, la préservation de nos paysages, le logement, le lien entre nous que l’on cultive dans les associations, les événements, les rencontres du quotidien… Je suis convaincu que, collectivement, nous avons les clés pour affronter ces enjeux et continuer à construire un avenir pour toutes les Sinagotes et tous les Sinagots.

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