Notre réponse aux propositions sécuritaires de Clément Le Franc

Dans le prolongement de notre dossier : « La sécurité sur Séné parlons-en ?» et en réponse aux propositions du programme du candidat Clément Le Franc (propositions n°10, n°11, n°12, n°15), l’équipe de SAS, autour de Régis Facchinetti, souhaite apporter quelques clarifications indispensables.

Si le CLSPD (Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) est désormais attendu dans toutes les communes de plus de 5 000 habitants, Séné a jusqu’ici, privilégié un dialogue direct et concret avec les acteurs de la sécurité publique, en particulier la Gendarmerie. Ce sont nos échanges hebdomadaires entre police municipale et gendarmerie sur les événements survenus, ainsi que la relation directe entre la maire et les cadres de la brigade, lors de situations urgentes ou problématiques, qui font vivre un partenariat concret. De plus, cette obligation administrative de création d’un CLSPD,  n’impose en rien de basculer dans une logique sécuritaire disproportionnée.

Là où le candidat Clément Le Franc veut transformer ce cadre en véritable arsenal (participation citoyenne façon « voisins‑vigilants », caméras sur les giratoires, les écoles et les équipements publics, équipement supplémentaires non létaux pour la Police Municipale, etc….) nous refusons d’entraîner les Sinagots dans une spirale coûteuse, intrusive et anxiogène, totalement disproportionnée avec  la réalité de Séné.

Notre commune n’est pas une ville sous tension : la délinquance y est relativement faible, contenue et les liens constants de proximité avec la Gendarmerie fonctionnent déjà, en bonne coordination avec la Police Municipale. Les informations collectées par les habitants, les référents de sécurité et les services municipaux sont partagées afin de cibler avec précision les lieux et les moments où il est important d’agir. L’accent est mis depuis plusieurs années sur la sécurité routière qui est un facteur majeur de trouble à l’ordre public. C’est ainsi que depuis un an les agents de la Police Municipale procèdent à des contrôles de vitesse avec un radar mobile prêté par la Gendarmerie.

Inutile donc d’agiter des peurs ou de grever les finances communales avec des dispositifs dont l’efficacité, pour une petite ville péri‑urbaine, reste très relative.

Pour la liste SAS autour de Régis Facchinetti, le CLSPD doit être ce qu’il est : un outil de coordination pragmatique, au service de la prévention et du dialogue, pas un prétexte pour installer des caméras de surveillance partout, ni pour transformer les voisins en surveillants et pas plus pour laisser sous entendre que la Police Municipale devrait se surarmer.

Pour revenir sur la proposition n°15 du candidat Clément Le Franc « Équiper la Police Municipale de moyens de défenses non létaux… », mais lesquels ?

Le tonfa ? La matraque télescopique ?, tous deux armes de catégorie D, le pistolet à impulsion électrique Taser, classé en catégorie B selon le Code de la sécurité intérieure ?

Aujourd’hui, chaque agent dispose déjà d’une caméra piéton, d’un gilet pare‑balles, de menottes  et de moyens de protection et de communication adaptés.

Derrière une formule floue, le candidat Clément Le Franc par cet effet d’annonce, ouvre la porte à un changement de doctrine qui exige pourtant agrément préfectoral, formation obligatoire et décision politique assumée.

Les Sinagots ont droit à la transparence : veut‑on une police de proximité, ou une police progressivement armée et demain peut‑être… totalement armée, sans le dire ?  

La priorité de Régis Facchinetti et de son équipe est claire : préserver un cadre de vie apaisé, investir dans les services réellement utiles aux Sinagotes et Sinagots, et empêcher une inflation sécuritaire dont Séné n’a ni le besoin, ni l’envie.  Si nous sommes élus, nous nous impliquerons au quotidien pour assurer la sécurité et la tranquillité des Sinagotes et des Sinagots, sans jamais céder aux surenchères sécuritaires.